Interview de Paul, responsable communication & contenu et référent accessibilité

Ce mois-ci, nous mettons à l'honneur Paul Damman, notre responsable communication et référent accessibilité numérique.

À la croisée du contenu et de l’accessibilité numérique, Paul accompagne nos projets depuis plus de quatre ans et se confie sur les coulisses de son métier !

Paul, tu cumules deux casquettes chez Novius : responsable communication et contenu ainsi que référent accessibilité. Comment en es-tu arrivé à porter ces deux rôles à la fois ?

Cela fait un peu plus de quatre ans que j’ai rejoint Novius en tant que chargé de communication. Mon rôle était de valoriser le travail de l’agence : animer les réseaux sociaux, produire des newsletters, améliorer la communication interne et mettre à jour nos supports.

J’avais déjà des expériences en rédaction de contenus et en SEO. En continuant à me former et à m’approprier les outils de l’agence, j’ai progressivement commencé à accompagner nos clients sur leurs contenus, notamment après la mise en ligne de leur site. Cela fait maintenant un peu plus de trois ans que j’interviens aussi sur ces sujets.

L’accessibilité numérique est arrivée ensuite, à la suite d’une prise de conscience au sein de l’entreprise et de plusieurs formations internes. Il y a environ deux ans, Jérôme, le président de Novius, m’a proposé de devenir référent accessibilité afin de structurer la démarche en interne et d’en faire un véritable pilier de l’agence.

Y a-t-il eu un moment ou une expérience qui t'a convaincu que l'accessibilité devait faire partie intégrante de ton travail ?

Je dirais que c’est plutôt une prise de conscience progressive. L’accessibilité numérique donne du sens à mon travail, d’autant plus qu’elle s’aligne très bien avec les bonnes pratiques SEO : structurer l’information, produire des contenus clairs, compréhensibles et utiles.

Ce qui est intéressant, c’est qu’on ne travaille plus uniquement pour les moteurs de recherche, mais pour tous les utilisateurs, y compris les près de 20 % de personnes concernées par des problématiques d’accessibilité.

Avec le recul, on se rend compte que ce n’est pas forcément complexe à mettre en place. Ce sont surtout des réflexes et des connaissances à acquérir, qui ont un impact concret. Et souvent, une fois qu’on les connaît, ça paraît évident : on se dit simplement qu’on aurait dû y penser plus tôt.

Concrètement, comment s'articulent tes deux missions au quotidien ? Une journée type chez toi, ça ressemble à quoi ?

Une journée type ? Ça n’existe pas ! Je fonctionne plutôt par projets, en alternant entre mes deux casquettes.

Sur la partie SEO, j’interviens dès la phase stratégique avec des audits techniques et sémantiques pour identifier les opportunités de positionnement. Une fois la stratégie définie, je rédige les contenus en ciblant des mots-clés pertinents, avec une approche qui répond à la fois aux exigences des moteurs de recherche et, aujourd’hui, des IA.

Pour l’accessibilité numérique, j’interviens sur deux volets. D’une part, sur les sites que nous concevons : je suis les projets de la phase de maquettage jusqu’à la mise en ligne pour garantir un bon niveau d’accessibilité, en lien avec les équipes techniques. D’autre part, je pilote des audits RGAA pour des sites existants, avec un rôle de coordination entre les besoins clients et nos auditeurs.

Qu'est-ce qui te challenge le plus dans ton poste ?

La diversité des missions, clairement.

En SEO, le principal enjeu est de s’adapter à des secteurs très différents, souvent en B2B et sur des marchés de niche. Cela demande de bien comprendre les objectifs de l’entreprise, ses cibles et son environnement pour identifier des opportunités réellement pertinentes. J’apprends des choses sur des outils de soudure pour les professionnels, ou sur le solaire sur les bâtiments agricoles par exemple !

Sur l’accessibilité, le défi est davantage lié à la sensibilisation. Le sujet reste encore peu connu et parfois perçu comme complexe. Il faut donc faire preuve de pédagogie pour le rendre concret, compréhensible et actionnable.

L’accessibilité numérique est souvent perçue comme une contrainte lors de la création d’un site internet, que réponds-tu à cela ?

Je pense que c’est surtout une question de perception et de timing. L’accessibilité devient une contrainte quand elle est traitée trop tard dans le projet, comme une couche à ajouter après coup. Dans ce cas, oui, cela peut générer des coûts et des ajustements.

À l’inverse, lorsqu’elle est intégrée dès la conception, elle s’inscrit naturellement dans le projet. Beaucoup de bonnes pratiques relèvent simplement du bon sens : structurer correctement l’information, produire des contenus clairs, concevoir des interfaces compréhensibles. Au final, cela améliore la qualité globale du site, renforce l’expérience utilisateur et soutient les performances SEO. On n’est pas dans une logique de contrainte, mais d’optimisation globale.

Si tu devais retenir une chose qu'on néglige encore trop souvent en matière d'accessibilité numérique, ce serait quoi ?

Les couleurs, clairement. C’est un point central, mais encore trop souvent sous-estimé. Les contrastes entre le texte et le fond doivent être suffisants pour garantir une bonne lisibilité, et ce n’est pas toujours le cas.

Le design peut parfois prendre le dessus, au détriment de l’usage. On privilégie l’esthétique, avec des nuances trop proches, ce qui rend la lecture difficile. Je l’ai déjà constaté dans des contextes très concrets, comme des cartes de restaurant visuellement réussies mais quasiment illisibles.

C’est exactement le même problème sur le web. Un site peut être visuellement attractif, mais perdre en efficacité s’il n’est pas lisible. Or, l’accessibilité commence souvent par là : permettre à chacun de lire et comprendre le contenu sans effort.

On parle de plus en plus de GEO (Generative Engine Optimization). Comment vois-tu l’évolution entre le SEO « traditionnel » et cette nouvelle approche ?

Pour moi, l’évolution a commencé bien avant que l’on parle de GEO, un terme qui fait beaucoup parler. Les moteurs comme Google ont déjà fait évoluer les règles du jeu depuis plusieurs années, en poussant des contenus plus utiles, plus concrets et réellement orientés vers les intentions de recherche des utilisateurs.

On est passé d’une logique assez « mots-clés » à une logique de réponse : structurer l’information, être clair, aller droit au but. C’est déjà une base solide qui reste totalement valable aujourd’hui.

Le GEO vient surtout compléter cela. Il ajoute des dimensions comme la capacité à être cité ou mentionné sur d’autres sites, à exister dans un écosystème plus large. Mais on reste sur des logiques proches du SEO, notamment en termes de notoriété et de crédibilité.

Donc plutôt qu’une rupture, je vois le GEO comme une continuité : il renforce des fondamentaux déjà en place, avec quelques exigences supplémentaires liées aux usages des IA.

En dehors du travail, quels sont tes passe-temps ?

En étant à Lyon, je me suis assez vite intéressé à la gastronomie. Que ce soit les plats, les restaurants ou le vin, j’aime découvrir de nouvelles adresses et tester régulièrement.

Sinon, les voyages occupent aussi une bonne place. J’apprécie particulièrement les formats courts, comme les longs week-ends, souvent dans des capitales d’Europe de l’Est. Ce sont des environnements assez différents, avec des cultures qui changent, et aussi encore une fois plein de choses à découvrir et à goûter !

Découvrez les autres membres de l'équipe !